Le projet a été porté par l’ADDSEA, l’Association départementale du Doubs de sauvegarde de l’enfant et de l’adulte, qui prend en charge depuis des années des femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants à Morteau, Pontarlier et Besançon.
Plutôt que de les éloigner de leur foyer, l’association a décidé il y a quatre ans de mettre en place un centre d’accueil pour leurs conjoints violents.

Ouverte depuis début d’octobre, cette structure offre quinze logements au centre-ville de Besançon. Huit places sont réservées à des hommes à leur sortie de garde à vue, sous contrôle judiciaire et en attente de procès. Les sept autres sont destinées à des condamnés qui ont un aménagement de peine. Ils y resteront de 2 à 4 mois et bénéficieront d’un accompagnement psychologique individuel et collectif pour sortir du déni, comprendre pourquoi ils en sont arrivés là et éviter la récidive.   Une solution moins coûteuse que la prison : 63€ / jour contre 100 € en maison d’arrêt. Le financement de la structure est bouclé pour 18 mois et l’association cherche des partenaires privés pour assurer la pérennité du dispositif au-delà de cette période.