ADDSEA

Association Départementale du Doubs de Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte

Pour toute demande d'accueil de femmes victimes de violence 24h/24 et 7jours/7,
veuillez contacter le 115

Secteur SCINAPS

L’ADDSEA s’appuie principalement sur deux structures qui se complètent pour la prévention et l’insertion en direction des jeunes :
– Le SERVICE PREVENTION SPECIALISEE (SPS)
– Le SERVICE INSERTION (SIAMB)
Pour plus d’informations sur les activités du Service de Prévention Spécialisée et du Service Insertion http://www.scinaps.fr/

SERVICE PREVENTION SPECIALISEE (SPS)

La prévention spécialisée est une mission de l’Aide Sociale à l’Enfance. Bien qu’elle occupe une place particulière dans le dispositif départemental du fait de ses spécificités d’intervention (libre adhésion des personnes, anonymat, non institutionnalisation des actions…), elle constitue un maillon important de la chaine de protection des enfants et des adolescents et de prévention des conduites à risque. Sa capacité à intervenir auprès d’un public de jeunes fortement marginalisés, non touché par les autres formes d’aide éducative et sociale, permet d’étendre les missions de l’Aide Sociale à l’Enfance à un public qui autrement en serait exclu. Par son action multiforme, articulant étroitement les accompagnements éducatifs individuels ou collectifs, et les actions communautaires ou de développement social local, elle constitue une réponse éducative globale permettant, bien souvent, d’éviter de recourir à d’autres formes de prise ne charge plus lourdes. En ce sens, la prévention spécialisée s’inscrit pleinement dans l’esprit de la loi du 5 mars 2007 qui vise à déplacer le centre de gravité des dispositifs départementaux d’une logique de protection vers une logique de prévention.

Le service de Prévention Spécialisée de l’ADDSEA compte 38 postes éducatifs, soutenus et encadrés par trois directeurs adjoints, répartis sur les trois principaux bassins urbains du département, à savoir : la Ville de Besançon, la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard, et la Communauté de Communes du Larmont.

Sur chacun de ces territoires, les équipes éducatives, constituées de professionnels qualifiés et expérimentés, développent des pratiques de terrain d’une grande diversité du fait de leur ancrage dans les réalités locales ou micro locales spécifiques, mais qui toutes se recentrent et s’articulent autour de quelques lignes forces qu’il convient de tracer brièvement :

  • L’action de la prévention spécialisée se fonde sur une démarche originale et singulière : aller à la rencontre de l’autre, et plus particulièrement du jeune en difficulté, sur son terrain de vie, entrer dans son espace relationnel et assurer, à partir de relations construites au fil du temps, une mission d’éducation et de socialisation, par la mise en œuvre de pratiques individuelles et collectives.
  • Elle s’attache plus à la personne prise dans sa globalité et à ses potentialités, qu’au symptôme désigné et à ses manifestations
    Elle se positionne à côté et en marge des dispositifs existant, dans ce vide interstitiel où se trouvent relégués ceux qui en sont exclus.
  • Par son approche transversale des problématiques sociales et individuelles, elle participe à la fois de la politique sociale, de la politique de la Jeunesse et de la politique de la ville, en assurant une fonction d’intermédiaire entre les jeunes en rupture de lien et leur environnement institutionnel.
  • Action multiforme, aux contours en perpétuels reconstruction, elle puise sa pertinence et sa légitimité dans le vécu relationnel qu’elle entretient, jour après jour, avec les personnes en souffrance.

Chaque année, plus de 1000 jeunes garçons et filles du département, âgés pour l’essentiel de 16 à 25 ans, bénéficient, à leur demande, du soutien d’une éducatrice ou d’un éducateur spécialisé du service. De l’aide ponctuelle ou du simple dépannage pour résoudre une difficulté passagère, à des mesures d’accompagnement très lourdes nécessitant un travail dans la durée et une forte mobilisation, l’intervention de la prévention spécialisée couvre toute l’étendue des problèmes auxquels sont confrontés les adolescents et les jeunes adultes en difficulté d’insertion sociale et professionnelle. Par ailleurs, à la demande des jeunes eux-mêmes, le service est en relation suivie avec de nombreuses familles auprès desquelles les éducateurs ont une fonction de médiation et d’étayage des liens parents / enfants.

SERVICE INSERTION (SIAMB)

Depuis 1988, le Service Insertion Atelier Maryse Bastié de l’ADDSEA (SIAMB) développe, dans le prolongement de la Prévention Spécialisée, des chantiers éducatifs et d’insertion réservés aux jeunes âgés de 18 à 25 ans en grandes difficultés. Chaque année, c’est près de 100 jeunes du département qui bénéficie d’un contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI), de 6 mois à un an, sur l’un des 7 chantiers permanents, lesquels offrent au total 42 places en insertion qui se répartissent de la manière suivante :
Secteur de Besançon : 24 places
Secteur du Pays de Montbéliard : 12 places
Secteur de Pontarlier : 6 places
Ces chantiers sont encadrés par des éducateurs techniques spécialisés qui ont le double rôle de mettre en œuvre les activités de chantier, mais aussi d’accompagner le jeune dans cette étape de son parcours d’insertion sociale et professionnelle, aidé par les accompagnateurs socioprofessionnels du service et en lien avec les référents partenaires de ce parcours.
Plusieurs types d’activités sont développés dans ces chantiers :
Bâtiment (petite maçonnerie, second œuvre bâtiment, travaux polyvalents……)
Entretien de patrimoine, d’espaces publics et espaces verts (entretien de l’environnement, travaux en forêt, travaux hivernaux…)
Travaux sur corde (bassin de Besançon)

LE PUBLIC
Les chantiers éducatifs et d’insertion accueillent exclusivement des jeunes de 18 à 25 ans en grandes difficultés ou issus de familles fragilisées ou à risques, venant prioritairement des quartiers sur lesquels des équipes de prévention spécialisée interviennent.

LES OBJECTIFS
Le travail éducatif entrepris vise l’insertion sociale et professionnelle, en agissant à la fois sur le savoir-être et le savoir-faire :

  • donner une image positive de soi
  • être en lien avec d’autres
  • réussir quelque chose
  • être apprécié
  • apprendre à gérer son temps, savoir s’organiser
  • avoir des objectifs
  • sa représentation du monde du travail
  • construire son avenir, son orientation, ses projets…

Le travail éducatif s’attache également à développer les capacités relationnelles des jeunes dans le cadre d’une relation de travail en installant un climat de respect et de confiance. Il prend appui sur le partenariat nécessaire pour lever les freins à l’insertion et travailler les difficultés personnelles dans le domaine du logement, de la santé, de la vie sociale et familiale, et ouvre également sur des actions de formation continue.

Le chantier éducatif doit-être considéré en tant que tel comme une étape d’insertion par l’activité économique, car il est bien souvent pour le jeune une de ses premières expériences de travail, inscrite dans la durée.

Cette expérience se situe donc en amont d’autres étapes nécessaires à une insertion plus définitive. Elle est donc suivie de différentes situations (recherche d’emploi, emploi, préformation et formation) ou d’une nouvelle étape dans le parcours d’insertion (contrats aidés, orientation vers une étape de soins, etc…)

Téléchargez la plaquette du SIAMB